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Sous le projecteur

Quelques pesanteurs à la coopération internationale en RD Congo

Aujourd’hui plus que jamais, la plus grande difficulté contre le succès et la réussite d’un projet ou d’une entreprise publique en RD Congo réside dans les mentalités dominantes. Et depuis les années 1980, les activités de la coopération internationale souffrent sérieusement de la psychologie ou des mentalités populaires. Ces mentalités peuvent être résumées principalement en la mauvaise conception du vocable « coopération ou coop, en jargon populaire kinois) et le « narcissisme professionnel » ou le «culte de moi  ».

...il y a « coop » ou « coopération » lorsqu’on sait passer outre, astucieusement, les convenances légales. Les étudiants qui collaborent au cours d’un examen, un entremetteur qui réussit à faire séduire une femme mariée moyennant promesse d’une récompense, un vendeur d’un magasin qui remet furtivement un article à un client moyennant une remise dérisoire, un collaborateur qui subtilise un courrier dangereux pour X, …sont autant des « coops »

Primo, dans l’imaginaire collectif kinois ou congolais, la coopération ne relève plus de l’action positive. Elle n’est plus « la politique par laquelle un pays apporte sa contribution au développement économique et culturel des nations moins développées », comme l’indique Le Nouveau Petit Robert. Dans le même registre, dans son livre « Comprendre Kinshasa à travers ses locutions populaires, sens et contextes d’usage », le professeur Sylvain Shomba Kinyamba définit « Coop » comme étant un terme abrégé  pour des raisons  dues à la loi du moindre effort du vocable français « coopération ». Il indique que ce mot renvoie à un arrangement particulier, un accord informel convenu entre deux parties. Il poursuit son explication en relevant qu’il y a « coop » ou « coopération » lorsqu’on sait passer outre, astucieusement, les convenances légales. Les étudiants qui collaborent au cours d’un examen, un entremetteur qui réussit à faire séduire une femme mariée moyennant promesse d’une récompense, un vendeur d’un magasin qui remet furtivement un article à un client moyennant une remise dérisoire, un collaborateur qui subtilise un courrier dangereux pour X, …sont autant des « coops » [ou « coopérations »].  Au sein de la majorité des populations locales que visent les PIC, le terme coopération a, depuis des décennies, pris une connotation péjorative. Coopérer veut dire conclure une affaire dans le cadre informel, traiter ou collaborer en catimini contre les intérêts des uns ou des autres, des « absents du lieu de la coopération ». « Coopération », dans ce contexte populiste, favorise la discrimination et entretient des visées égoïstes. En dernière analyse, « coopérer », c’est également atteindre un objectif quelconque par des moyens frauduleux ou illicite, c’est des combines ou carrément le vol organisé et entretenu. Cette mauvaise conception de la coopération met réellement en difficulté la matérialisation des projets de la coopération internationale.

Actuellement, les activités de la coopération internationale sont de plus en plus indexées du fait de l’émergence de nouveaux affairistes et bourgeois congolais, responsables des  projets de coopération.

Secundo, le « narcissisme professionnel » ou le «culte de moi  » se traduisant par deux affirmations à la fois négatives et prétentieuses : « rien ne peut marcher avec lui ou l’autre à la tête d’une entreprise ou d’un projet » et « rien ne peut marcher à la tête d’une entreprise ou d’un projet sans moi ». Le « narcissisme professionnel » ou le « culte de moi » ont engendré des fois des situations où une infime minorité très compétente conduit un projet intéressant contre la volonté d’une grande majorité ne souhaitant, sans motif valable, autre chose que l’échec du projet.

Certes, ce sont les expériences malheureuses dans la gestion des ressources communautaires par la majorité des élites congolaises pendant plus de cinq décennies qui ont causé la dénaturation du vocable « coopération » dans l’imaginaire populaire congolais ainsi que des effets démobilisateurs, déstabilisateurs et démoralisateurs à travers trois générations successives, du « travailleur le plus expérimenté » au « plus vieux chômeur ». Actuellement, les activités de la coopération internationale sont de plus en plus indexées du fait de l’émergence de nouveaux affairistes et bourgeois congolais, responsables des  projets de coopération. Pourtant tous ne sont pas les mêmes.

La culture de l’impunité a davantage démotivé les populations à Kinshasa comme à l’intérieur du pays dans l’exercice de leur rôle social de s’impliquer dans la matérialisation des projets à caractère communautaire. La majorité des populations s’abstiennent aujourd’hui de s’impliquer  à une étape quelconque d’un projet ou d’une entreprise dont elle ne connait précisément les tenants  et les aboutissants, qu’il s’agisse de la participation active à la mise en œuvre, de la préservation, de la promotion, de la durabilité ou de la croissance du projet. La persistance de cet état de chose a engendre l’indifférence, la résignation  et le développent des réflexes insoupçonnés de destruction de tout ce qu’entreprend l’autorité publique ou le gestionnaire malveillant (et son entourage) s’enrichissant au dos de misérables populations. La crise de confiance va grandissant entre les populations, bénéficiaires des projets, et les autorités publiques ou responsables des projets, dans le cadre tant national qu’international. Après plus de cinquante ans de gestion autonome du pays, à tort ou à raison, la majorité des populations congolaises justifie son état de pauvreté en indexant les meilleurs conditions de vie des autorités publiques et des responsables de projets à caractère communautaire. La plupart des riches ou bourgeois congolais dépendant du secteur public n’étant pas véritablement seuls artisans de leurs richesses propres.

Parmi les obstacles au déploiement serein et stable des activités de la coopération directe ou indirecte figurent également le déficit communicationnel, les interférences d’ordre politique, le tribalisme, le clientélisme, le favoritisme. L’incommunication nourrit les soupçons et la méfiance publique. En plus, chaque bouleversement institutionnel ou chambardement gouvernemental occasionnent généralement le changement de l’équipe de gestion de projet et perturbent  le bon déroulement des activités de la coopération international. Un projet de la coopération internationale peut facilement constituer l’épicentre d’une secousse gouvernementale !

Plus les interférences d’ordre politique, les antivaleurs, le déficit communicationnel, l’indifférence, la résignation et le pouvoir de destruction des populations vont croissants plus s’amenuisent drastiquement les chances d’accomplissement, de pérennisation, de préservation, de promotion et de développement des projets.  Et selon certains observateurs  radicaux, à cause de ces défaillances d’ordre communicationnel, politique, éthique et psychologique, beaucoup de projets de coopération internationale pourraient arriver à terme mais ne survivraient pas longtemps en RD Congo. Il y a donc impérieuse nécessité de reconquérir, recadrer et maintenir, en priorité, la confiance populaire en matière de la coopération internationale, indirecte ou directe.

La mauvaise santé mentale et les autres facteurs épinglés ci-dessus constituent également des pesanteurs majeures sur les institutions d’enseignement supérieur et universitaire congolaises ambitionnant de jouer un rôle actif en faveur du développement de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent c’est-à-dire les populations locales, notamment par la constitution, l’encadrement et la proposition des compétences sûres aux institutions ou entreprises privées et publiques congolaises dans le besoin. 


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