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Grand témoignage

Marlène Rateau : icône de la communauté haïtienne du Canada

En 1963, afin de s’éloigner des images tragiques et de la vague de répressions  prévalant dans son pays, Marlène Rateau, pourtant à la porte de l’université après avoir fini son deuxième baccalauréat en Haïti, choisit d’émigrer pour le Canada

Sous l’ombre mobilisatrice de Toussaint Louverture et l’action militaire de Jean-Jacques Dessalines, le 1er janvier 1804, l’Haïti accéda à son indépendance, au terme d’une double bataille. Il est ainsi le premier pays au monde issu d’une révolte d’esclaves. Les cours des événements politiques débouchèrent sur l’élection, en 1957, d’un célèbre médecin François Duvalier (alias « Papa Doc ») dont la dynastie durera  jusqu'en 1986 avec son fils Jean Claude Duvalier (alias « Baby Doc »). Le règne des Duvalier, caractérisé par une dictature déshumanisante mise en œuvre par les milices privées « Tonton Macoutes » (véritables escadrons de la mort), occasionna de nombreuses tueries, d’enlèvements, de massacres d’opposants et de civils, tel celui de la ville de Jérémie, connu sous le nom « Vêpres jérémiennes » en 1964. A la suite d’une spirale de scènes  de violence institutionnalisée, des Haïtiens s'exilèrent par millier, notamment aux États-Unis et au Canada.

Née en Haïti d’une famille de classe moyenne, Marlène Rateau est également comptée parmi les victimes de la dictature de Francois Duvalier. Un triste jour de la période Duvalier, son père fut arrêté et disparut sans laisser de trace ou un seul mot pour testament à sa famille, à ses enfants, à ses amis... Sa mémoire porte une marque indélébile pour son père qu’elle n’eut jamais plus revu physiquement et dont elle n’a jamais pu organiser un deuil en chair et en os jusqu'à ce jour. En 1963, afin de s’éloigner de ces images tragiques et de la vague de répressions  prévalant dans son pays, Marlène Rateau, pourtant à la porte de l’université après avoir fini son deuxième baccalauréat en Haïti, choisit d’émigrer pour le Canada.

Aujourd’hui, avec plus de 50 ans de vie paisible et active au Canada, Marlène Rateau est présidente du Conseil d’Administration de la Communauté Haïtienne de Montréal. Présidant aux destinées de la plus grande communauté noire (comptant environ 140.000 haïtiens) organisée au Canada dont près de 90% dans la province du Québec, Marlène Rateau se confie avec beaucoup d’enthousiasme à « CENT TAMBOURS MILLE TROMPETTES »

...mon père a été arrêté et a disparu sans laisser de trace. Cet évènement douloureux a changé le cours de la vie de la famille, particulièrement la mienne

Cent Tambours Mille  Trompettes (CTMT) : Voudriez-vous nous parler, en quelques mots, de vos origines, vos identités socioculturelles et votre vie de famille?

Marlène Rateau (MR) : Je suis née en Haïti, d’une famille de classe moyenne soucieuse de donner à ses enfants une éducation de qualité. À l’avènement de la dictature implacable de François Duvalier, alors que je terminais mon deuxième bac d’études classiques, mon père a été arrêté et a disparu sans laisser de trace. Cet évènement douloureux a changé le cours de la vie de la famille, particulièrement la mienne.

CTMT : Substantiellement, que pouvons-nous retenir de votre parcours scolaire, de l’école maternelle à ce jour?

MR : Ce jour est bien loin de mon école maternelle. Je crois avoir, dans la précédente question amorcé une réponse à celle-ci. Il m’a été impossible, à cause du climat politique d’avoir accès à l’Université dans mon pays, c’est ainsi que ma décision fut prise d’émigrer pour le Canada. Mes moyens financiers ne me laissant pas d’autres choix, j’ai alors entrepris des études pendant trois ans en Sciences infirmières. Par la suite, quelques années plus tard j’ai été admise à l’université en Sciences humaines et j’ai obtenu un baccalauréat spécialisé en Relations humaines et communications. J’ai poursuivi en ajoutant un diplôme de second cycle en pédagogie, obtenu alors que j’entamais une carrière d’enseignante. Plusieurs années plus tard, j’ai repris les études et obtenu un Diplôme d’études supérieures en Santé communautaire.

CTMT : À quand remonte votre arrivée au Canada et quels sont les grands moments de votre intégration dans ce pays?

MR : Je suis arrivée au Canada en 1963, au moment où les Québécois amorçaient leur Révolution, dite tranquille. Le choc d’adaptation, je pense, a été amorti par l’effervescence caractéristique de cette période de remise en question, de sorte que mon intégration s’est faite relativement en douceur. J’arrivais pour des études certes, mais j’avais une solide formation de base qui m’a permis de me distinguer dès les premières semaines. Il demeure qu’au travail il a fallu s’imposer, autrement le risque de ne pas se faire une vraie bonne place était omniprésent. Je peux dire qu’avoir une famille avec des enfants à élever fut un temps fort de mon intégration. Leur transmettre les valeurs attachées à cette double identité tout en favorisant leur pleine insertion à la société québécoise a été une tâche consciemment assumée et très bien réussie.

Dès mon arrivée au Québec et encore aujourd’hui, je me retrouve à militer dans des associations de défense des droits, non seulement dans ma communauté, mais également dans le mouvement des femmes et celui de la solidarité internationale…

CTMT : Quel est l’historique de votre engagement dans les mouvements associatifs à travers le monde, particulièrement au sein de la Communauté haïtienne de Montréal? Voudriez-vous nous retracer votre parcours professionnel et nous expliquer en quoi consiste votre profession actuelle?

MR : Mon engagement dans les mouvements associatifs a débuté dans mon pays d’origine, déjà à l’école primaire et il fait partie du bagage que je transporte avec moi tout naturellement. Dès mon arrivée au Québec et encore aujourd’hui, je me retrouve à militer dans des associations de défense des droits, non seulement dans ma communauté, mais également dans le mouvement des femmes et celui de la solidarité internationale…

En ce qui concerne mon parcours professionnel, infirmière de formation, j’ai œuvré dans l’enseignement pendant plus de 25 ans, dont cinq années au Ministère de l’Éducation du Québec comme agente de développement pédagogique responsable de la production de matériel didactique pour la formation professionnelle. Aujourd’hui, alors que je ne travaille plus contre rémunération, j’apporte mon expérience et mon savoir-faire dans mon implication sociocommunautaire. Je suis productrice et animatrice de deux émissions radiophoniques à la Radio communautaire de Montréal. Je travaille aussi bénévolement, au Bureau de la communauté haïtienne de Montréal (BCHM), dont l’existence remonte au début des années 70. Il s’agit d’un organisme qui intervient auprès des familles issues des communautés ethnoculturelles du centre de l’Île de Montréal et j’agis à titre de présidente du Conseil d’administration. Parallèlement, je coordonne un groupe de femmes, le Point de ralliement des femmes d’origine haïtienne de Montréal, engagé dans la promotion et la défense des droits des femmes du Québec et d’ailleurs dans le monde. On me retrouve également au Comité de coordination d’un groupe de solidarité avec le peuple haïtien, La Concertation pour Haïti, une coalition d’organisations québécoises de coopération internationale et d’individus.

CTMT : Quels sont les facteurs qui ont prévalu pour que l’immigration haïtienne engendre la première communauté noire de Montréal voire du Québec?

MR: Entre autres facteurs, on peut cibler la situation résultant du départ massif de techniciens et professionnels haïtiens chassés de leur pays par la dictature des Duvalier et le besoin en main-d’œuvre qualifiée d’un Québec en pleine révolution tranquille. Le fait également qu’un groupe important d’immigrants d’expression française soit étroitement associé à la scolarisation des jeunes québécois à Montréal certes, mais aussi un peu partout à travers le Québec.

CTMT : En dépit de votre merveilleuse intégration dans la société canadienne, vous n’avez pas certainement perdu les repères et valeurs de la mère patrie, Haïti. Quels commentaires faites-vous sur ce pays, 5 ans après le tremblement de terre d’une intensité apocalyptique pour des milliers de familles haïtiennes? Pourriez-vous évaluer et illustrer votre contribution dans le processus actuel de reconstruction et de développement de ce pays dont le peuple est encore psychologiquement, moralement, socialement et économiquement sous le choc de cette dévorante catastrophe naturelle?

"On peut dire sans se tromper que la communauté haïtienne par le mouvement associatif a atteint ces quatre objectifs : le raffermissement des liens sociaux en situation d’émigration, le maintien de l’héritage culturel commun, l’approche collective de l’adaptation et de l’intégration au pays d’adoption, le maintien des rapports de solidarités avec le pays natal"

MR : Comme vous le dites, mon intégration à la société canadienne n’efface pas les valeurs et mon attachement à mon pays d’origine. Je me permets de citer ici un extrait d’un texte que j’avais écrit, publié en 2005 par le Congrès mondial haïtien sur le mouvement associatif haïtien : "On peut dire sans se tromper que la communauté haïtienne par le mouvement associatif a atteint ces quatre objectifs : le raffermissement des liens sociaux en situation d’émigration, le maintien de l’héritage culturel commun, l’approche collective de l’adaptation et de l’intégration au pays d’adoption, le maintien des rapports de solidarités avec le pays natal".

Ces rapports de solidarités avec le pays natal ont particulièrement bien fonctionné durant cette période difficile d’après le séisme. Personnellement, j’ai participé à plusieurs efforts ayant pour but de venir en aide aux sinistrés. Il faut rappeler aussi que les secousses du tremblement de terre se sont étendues à nos communautés en diasporas et, au BCHM, il a fallu intervenir pour accompagner celles et ceux dont les proches avaient subi de lourdes pertes en vies humaines et en ressources matérielles. Par la suite, les interventions en Haïti même ont été nombreuses, vers les camps de fortune particulièrement. Si le processus de reconstruction a du plomb dans l’aile cinq ans après ce drame, ce n’est certainement pas par manque d’implication des communautés haïtiennes de l’extérieur du pays. Aujourd’hui, la communauté internationale a tendance à passer à autre chose alors qu’il y a encore beaucoup à faire, il faut que nous, en tant que Canadiens originaires d’Haïti, nous travaillions à ce que les défis de la reconstruction soient relevés, en partenariat avec les Haïtiens au pays bien sûr, mais aussi avec le soutien solidaire de pays plus riches, dans le respect des spécificités haïtiennes.

CTMT : Diriger une famille est une chose. Diriger une communauté aussi grande, remuante et exigeante comme la vôtre en est une autre, toute une question énigmatique.    Vous êtes incontestable une femme leader pour les Haïtiens et les autres peuples ayant choisi le Canada comme leur seconde patrie. Substantiellement, quels sont les facteurs qui ont contribué au développement de votre leadership? Et qu’est-ce qui fait le « Leadership haïtien » parmi les autres communautés noires du Canada ou du Québec?

MR : Avant de répondre à cette question, il convient de rétablir les faits. Je ne dirige pas la communauté haïtienne dans son ensemble, je préside une organisation très importante de cette communauté, mais elle n’est pas la seule. C’est d’ailleurs ce qui fait la force de cette communauté dans laquelle le leadership est diversifié.

Ce n’est pas facile, vous en conviendrez, de déterminer les facteurs qui contribuent à l’émergence des leaders. Je crois qu’il faut certainement avoir développé de la confiance en soi, et ce, dès le plus jeune âge. Les opportunités se présentant, celles ou ceux qui sont en mesure de s’affirmer pourront les saisir pour renforcer leur aptitude à mener, c’est-à-dire à anticiper les évènements et à les forger selon leur compréhension des enjeux de l’heure.

De plus en plus, on constate que certaines jeunes femmes d’origine haïtienne, appartenant pour la plupart à la deuxième génération, font leur marque : on les retrouve dans des professions libérales, comme dirigeantes d’organisations de taille importante, en politique municipale et ailleurs dans des postes de responsabilité

Je vous avoue avoir de la difficulté à statuer spécifiquement sur le leadership proprement haïtien. Haïti a certes une histoire de sortie de l’esclavage hors du commun, mais depuis, sur le terrain même, on ne peut pas dire qu’on y retrace de très grands leaders, capables de sortir le pays du gouffre où il s’enfonce jour après jour. Est-ce que le fait pour les Haïtiens de se retrouver à l’extérieur favorise l’émergence d’un « Leadership haïtien parmi les autres communautés noires du Canada et du Québec? » Je constate le fait sans pouvoir y trouver une explication rigoureuse.

CTMT : Quel commentaire pouvez-vous faire sur l’émancipation, la promotion et les valeurs de la femme haïtienne au Canada? Voudriez-vous citer quelques noms de référence de la femme haïtienne dans le secteur politique, économique, commercial, social et culturel au Canada, en général, et au Québec, en particulier?

MR : Cette émancipation de la femme haïtienne au Canada et principalement au Québec se fait avec des hauts et des bas, à l’image de celle des autres femmes d’ailleurs. De plus en plus, on constate que certaines jeunes femmes d’origine haïtienne, appartenant pour la plupart à la deuxième génération, font leur marque : on les retrouve dans des professions libérales, comme dirigeantes d’organisations de taille importante, en politique municipale et ailleurs dans des postes de responsabilité. Mais il leur faudra travailler très fort pour entrainer avec elles d’autres jeunes femmes qui, en nombre imposant, se trouvent souvent trop loin d’elles et ne bénéficient pas des mêmes opportunités. Citer quelques noms de femmes haïtiennes de référence conduit à n’en nommer que certaines, je le fais donc avec beaucoup de retenue. En littérature, l’auteure Marie-Célie Agnant, en politique municipale, Nathalie Pierre-Antoine, comme PDG d’une grande société, Dominique Anglade, sans ignorer Michaëlle Jean, ex-Gouverneure générale du Canada et actuelle Secrétaire générale de la Francophonie et plusieurs autres…

CTMT : Voudriez-vous nous dévoiler vos ambitions et les projets que vous envisagez développer à court, à moyen et à long terme?

MR : Bien que la communauté haïtienne, en terme démographique  et par la notoriété de certains de ses filles et fils, occupe une place importante dans la société québécoise et canadienne, il demeure qu’il existe  plusieurs côtés sombres  qui empêchent à plusieurs de ses membres de s’épanouir. Elle a grandement besoin par exemple de pérenniser ses institutions de référence, que celles-ci soient communautaires, économiques ou culturelles. C’est pour cela que je souhaite vivement que dans un avenir assez proche le BCHM concrétise le projet d’acquisition de l’immeuble qu’il occupe depuis déjà plusieurs années où il offre des services adaptés à ses clientèles.  Un autre projet dont la finalisation me tient particulièrement à cœur est celui de la sortie du  livre comportant les témoignages  des   Haïtiennes de la première vague migratoire au Québec,  elles qui ont, comme d’autres, poser leurs pierres dans la construction du Québec moderne. Nous sommes un Collectif à y travailler depuis plusieurs années et il faudrait, avant la fin de celle-ci,  que cet ouvrage soit publié.

"Mon engagement féministe m’incite à ne pas refuser de témoigner lorsque l’occasion se présente, question de ne pas perpétuer le confinement des femmes uniquement dans la sphère privée"

J’ai aussi d’autres grands rêves, des utopies probablement, comme l’avènement d’un monde meilleur dans lequel les inégalités, la pauvreté, la violence et les guerres n’auront plus leur place.  Et aussi qu’Haïti sorte du gouffre et qu’il émerge comme une nation dirigée par des leaders, femmes et hommes de conviction qui mettront de l’avant  des structures et des conditions aptes  à relever le pays dans le but d’assurer un mieux-être à toute la population.

CTMT : Votre mot de la fin...

MR : Je remercie l’organisme "Cent Tambours Mille Trompettes" qui m’a offert l’opportunité d’écrire ces lignes. J’ai répondu à toutes ces questions, pas toujours faciles, avec honnêteté, au meilleur de moi-même. Mon engagement féministe m’incite à ne pas refuser de témoigner lorsque l’occasion se présente, question de ne pas perpétuer le confinement des femmes uniquement dans la sphère privée. J’ai accepté de collaborer à un tel exercice, somme toute, pour la cause des femmes.

 

Les campeurs d'été 2015 du BCHM

  

  

  

Claude KAZADI LUBATSHI


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