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Sous le projecteur

Le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne : une analyse géostratégique et économique à l'échelle mondiale

Le référendum du 23 juin 2016 au Royaume-Uni jette un dévolu à ciel ouvert sur les faiblesses internes de l’Union Européenne. Cette faiblesse est essentiellement due à un manque de cohésion politique

C’est officiel! Par 51,9% des votes exprimés lors d’un referendum historique du 23 juin 2016, le Royaume-Uni sort de l’Union européenne qui passe de 28 à 27 membres et perd ainsi un membre de très haut calibre. Dans cet article, Cent Tambours Mille Trompettes analyse les conséquences géostratégiques et économiques au niveau européen et sur le plan mondial.

Le 09 novembre 1989, le monde entier assistait à la chute du mur de Berlin comme point culminant de la Perestroïka, la politique menée dans l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (URSS) par Gorbatchev, le prix Nobel de la Paix de 1990. Cette politique, selon certains analystes, a eu le potentiel de préserver la division de l’Europe en deux blocs en permettant aux pays satellites de l’Europe d’accéder au rêve européen. Elle a aussi permis d’assouplir les tensions de la guerre froide entre les États-Unis et l’ex-URSS car tout compte fait, les États-Unis sont restés les seuls maîtres du monde, dictant leurs lois un peu partout dans le monde: le Moyen-Orient, les Grands-Lacs, l’Amérique latine, etc.

L’Union Européenne est apparue comme une force concentratrice pouvant avoir une position contraire à la volonté des États-Unis. Mais en même temps, le manqué de cohésion sur le plan politique a aussi constitué pour cette coalition une grande faiblesse, contrairement aux États-Unis où le pouvoir fédéral decide pour les 50 états sans qu’aucun appel ou résistance puisse s’en suivre.

Conséquences géostratégiques

Le référendum du 23 juin 2016 au Royaume-Uni jette un dévolu à ciel ouvert sur les faiblesses internes de l’Union Européenne. Cette faiblesse est essentiellement due à un manque de cohésion politique. En effet, la politique et les finances (ou mieux l’économie), ne peuvent être dissociées. Dans l’Union Européenne, les décideurs ont longtemps cru que les deux pouvaient être séparés au non des souverainetés “nationales” qu’il faille entretenir et sauvegarder. Déjà en 1992, les distensions étaient palpables; en effet, les textes de l’Union Européenne élargie étaient adoptés dans la douleur dans certains pays. Ce que d’aucuns ont qualifié de l’eurosepticisme, cette attitude méfiante et critique vis-à-vis de la construction européenne au-delà du marché économique unique “potentiel”

Comme en 1989, l’heure est à la reconfiguration des espaces géostratégiques mondiaux puisque dorénavant, le Royaume-Uni n’a plus besoin de l’espace européen pour négocier avec les États-Unis, moins encore de leur avis pour aller en guerre contre l’Irak comme cela fut le cas en 2003

Plus tôt, nous évoquions le cas de la Perestroïka de Mikhael Gorbatchev avec la chute du mur de Berlin. Avec le Brexit du Royaume-Uni, il est à craindre que la France, avec la montée de l’extrême droite qui si jamais arrive à monter au pouvoir, ne déclenche à son tour un référendum séparatiste à l’image du Royaume-Uni. Une fois le pari accompli du côté de la France, les regards seront tournés vers l’Allemagne le pays de l’Union Européenne avec l’économie la plus stable et prospère qui va à son tour exigeait le retrait pour sauvegarder les emplois dédiés aux Allemands. Angela Merkel la chancelière allemande aura beau faire la propagande pour le “stay” mais l’exit pourrait l’emporter comme pour les Britanniques. Ainsi de suite…

Puis nous pourrions assister à l’effondrement du “mur de Berlin”, mais cette fois-ci, le mur de Berlin ne contribuera pour assouvir les soifs injustifiables et injustifiées de l’espace “Europe” pour affaiblir l’ex-URSS mais celles d’un sursaut de renaissance purement “nationale”. Les enjeux sont de taille et les États-Unis lorgnent plus loin pour se retrouver seuls sur le bateau dans un monde dominé de plus en plus par la globalisation bien que la position officielle est celle du “big regret” de voir un partenaire de taille quitter le navire de l’Union Européenne. Comme en 1989, l’heure est à la reconfiguration des espaces géostratégiques mondiaux puisque dorénavant, le Royaume-Uni n’a plus besoin de l’espace européen pour négocier avec les États-Unis, moins encore de leur avis pour aller en guerre contre l’Irak comme cela fut le cas en 2003.

Une première conséquence de la sortie du Royaume-Uni a été l’effondrement des marchés boursiers à travers le monde; mais plus important l’EURO la monnaie européenne s’est effondrée et s’échangeait à peine à 11 cents au-dessus du dollar américain

Et si jamais l’extrême droite de Marine Le Pen arrivait au pouvoir en France, comme bien des partis d’extrême droite en Europe sont en train de célébrer la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, l’on pourrait dans ce cas prédire l’hécatombe pour l’Europe et bien des alliés traditionnels des États-Unis pourraient dorénavant afficher des positions contrastées au point de rendre les négociations au niveau du G8, G20, etc. Ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour bon nombre des pays de l’Union Européenne: la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, etc. Par exemple, Beatrix von Storch du parti populiste Alternative für Deutschland se rejouit clairement du résultat de l’exit britannique. Les conséquences pourraient être incommensurables. Et selon Marine Le Pen: “À qui le prochain tour?

Enjeux économiques

Une première conséquence de la sortie du Royaume-Uni a été l’effondrement des marchés boursiers à travers le monde; mais plus important l’EURO la monnaie européenne s’est effondrée et s’échangeait à peine à 11 cents au-dessus du dollar américain. Mais pour l’avenir la situation risque d’être plus difficile encore. L’Union Européenne est avant tout un “marché économique”. Son succès a été jusqu’ici justifié par une forme des “principes économiques cohérents et communs”, mais aussi par une certaine cohérence interne qui a existé jusque-là entre les membres de cet espace. Puisque cette cohérence commence à prouver ses limites avec la sortie du Royaume-Uni, les principales conséquences risquent d’être les suivantes:

Déconfiture cumulative et montée de l’euroscepticisme dans l’espace européen

La montée de l’euroscepticisme au sein de l’espace européen entraînerait la défection des États-clés de l’Union Européenne et du coup son affaiblissement progressif en tant que marché économique. Beaucoup de traités de commerce international et de développement (Organisation Mondiale de Commerce, Banque) se jouent sur base d’alliances qui se font et se refont. Très souvent, le Secrétaire Général des Nations Unies ne peut être nommé que si tous les pays gourous de ce monde, essentiellement les membres du Conseil de sécurité, se mettent d’accord sur les lignes de conduite de ce dernier. Maintenant que l’Union Européenne a commencé sa descente aux enfers, les États-Unis se retrouvent seul sur l’échiquier du commerce international. Pris isolément, aucun pays de l’Europe ne pourra tenir tête aux États-Unis. En bref, le démembrement de l’Union Européenne va servir les intérêts des États-Unis aujourd’hui et dans un proche avenir.     

Face à l’appauvrissement globalisé de l’Europe, les États-Unis pourraient venir en aide aux économies décadentes de l’Europe avec un deuxième Plan Marshall

Domination américaine de l’espace économique mondial

Dans le paragraphe précédent, il a été démontré comment le démembrement de l’Union Européenne va entraîner ou renforcer davantage l’hégémonie américaine sur la scène internationale. Deux hypothèses pourraient être avancées à ce niveau.

1. Les économies européennes s’effondrent. Les économies sont caractérisées par des rythmes de croissance très faibles. En 2015, la croissance économique pour la zone euro se situait à 1.6 alors que nombreux pays africains affichent des croissances économiques de deux chiffres. Ces croissances se situaient entre -1.4% en Grèce à 6% en Irlande. Dans les “gros pays de l’Union Européenne”, à savoir la France (1.1%), l’Allemagne (1.7%), Belgique (1.3%), le Luxembourg (3.1%), le Pays-Bas (2.0%), les rythmes de croissance ne sont pas de nature à accroître la compétition avec les grands États-Unis.

La plupart de ces économies sont aussi caractérisées par des populations vieilles ou vieillissantes. Ce qui pourrait changer toute la dynamique de la circulation de main-d’œuvre au sein de l’Union et donc entraver doublement les croissances économiques déjà faibles.

2. Un deuxième Plan Marshall pour sortir l’Europe du marasme économique comme à l’époque de la deuxième guerre mondiale.  Face à l’appauvrissement globalisé de l’Europe, les États-Unis pourraient venir en aide aux économies décadentes de l’Europe avec un deuxième Plan Marshall. Ce qui renforcerait l’hégémonie américaine au niveau mondial car le grand prêteur ne fait pas de cadeaux. Mais comme le veut une grande maxime: “Entre états, il n’y a pas d’amitiés. Il n’y a que les intérêts!” Ainsi, le sort de l’Europe serait joué et la dynastie américaine aurait remplacée celle de la Reine Elizabeth du Royaume-Uni.

 

 

 


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