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Sous le projecteur

Abdou Diouf, un des plus grands fonctionnaires du monde?

En fin novembre 2014, Abdou Diouf, que nous appelons aimablement ici  « Adi », devra céder avec honneur et dignité le fauteuil du secrétaire général de la Francophonie à un autre personnage, 12 ans après une gestion tranquille et ordonnée des ressources humaines ponctuée singulièrement par une série de réformes bien proportionnelles aux multiples attentes politiques, socioéconomiques et diversités culturelles de millions de francophones et francophiles. Le mariage a été ainsi parfait entre « Adi » et les jeunes francophones, de tous les coins de la planète, qui ne cesseront de l’entourer et l’écouter joyeusement, lors de ses apparitions publiques,  à l’image d’un sage africain modernisé se reposant sous un arbre à palabre. Lentement mais sûrement, « Adi » va bientôt achever son mandat sous des statistiques et une cote encourageantes du français à l’échelle mondiale, dans un contexte fortement multilingue : des milieux urbains européens et nord-américains aux plus profonds points des villages africains et asiatiques, le français demeure en vie,  riche, prestigieux et en excellent état de compétitivité internationale. Il lèguera  donc à son successeur un cadre favorable à la matérialisation de l’idéal francophone, à la  promotion des valeurs universelles et des diversités socioculturelles ainsi qu’à l’accomplissement des projets de développement communautaire,  notamment le respect des droits humains, la liberté, la justice, l’égalité des hommes, la fraternité, la complémentarité, la solidarité, l’affirmation et l’expression politique des peuples et des groupes humains, l’éducation et l’instruction qualitativement partagées, le développement industriel, la croissance économique…Au regard de ce qui précède, le bilan du mandat de ce natif de Louga, une région du nord-ouest du Sénégal, est admirable et s’annonce positif. Certainement, ses efforts de 12 ans rayonneront toujours pour porter très haut l’étendard de la langue de Voltaire.

Aux allures à la fois islamiques et ecclésiastiques, « Adi » n’est pas un homme parfait, comme tous les hommes créés à l’image de Dieu. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que « Adi » est un grand homme parmi les hommes. Alors, un grand Monsieur. Mesurant 1,99 mètre, il est effectivement grand par sa taille physique, mais surtout, par le sens élevé de son esprit, sa complicité avec son propre destin et les destins de ses prochains, le partage au quotidien de meilleurs résultats de sa vision, la consistance et l’efficacité de ses actions, son élégance morale, sa richesse et ses préférences culturelles, ses compétences linguistiques à la mesure de la mondialisation, sa sensibilité au dialogue, son poids, ses choix, ses prises de position et son parcours politiques. Sa longévité, dans le service public au Sénégal et à travers le monde, est exceptionnelle. Sacré « Adi » !

Comme l’indique bien le graphique ci-joint, en 79 ans d’existence, « Adi » a consacré plus de la moitié de sa vie à la gestion de grandes affaires publiques du monde : premier ministre du Sénégal pendant 10 ans, président du Sénégal durant 20 ans et 12 ans d’exercice en qualité de secrétaire général de l’Organisatiode la Francophonie dont il a doté des instruments juridiques garantissant l’organisation harmonieuse et le fonctionnement efficace du levier politique. A son actif, entre autres,  la tenue des États généraux de l’Enseignement du Français en Afrique subsaharienne, en mars 2003 à Libreville, au Gabon et l’organisation du premier Forum mondial de la langue francaise en juillet 2012, au Québec. Ce forum a été un véritable rassemblement international des artisans, des créateurs et des promoteurs de la langue française ayant pour objectif d'échanger et de réfléchir sur les enjeux relatifs à la place et à l’avenir du français dans le monde. Les paris ont été successivement gagnés !

En politique, privilégiant toujours le dialogue et la démocratie, « Adi » est l’artisan de la première alternance multipartite au Sénégal, classé aujourd’hui parmi les modèles de la démocratie émergente en Afrique.

En globetrotter, il a visité le monde sans discriminations et sans complexe, du Sud au Nord, de l’Est à l’Ouest, sans manquer d’arpenter les rues des Bas-Fonds du monde, de l’Afrique et du Sénégal.


Abdou Diouf et son successeur, Adboulaye Wade suivi de Macky Sall, tombeur de ce dernier et actuel président

En lisant ou en suivant attentivement les nombreux messages, interventions et actions d’ « Adi »,  l’on se rend facilement compte que ce haut fonctionnaire est d’un si rare type d’intelligence doublée de la sagesse et est capable de défaire et refaire, ingénieusement, étape après étape, l'architecture d'une toile d'araignée où cette dernière continuera à vaquer, en toute quiétude, à ses activités de survie et de reproduction. Un homme précieux et réservé, par moment!

A en croire son regard expressif, ses innombrables déclarations et interventions face aux guerres, maladies, catastrophes naturelles, famine qui ruinent et avilissent des populations, des femmes et des enfants des régions visitées, il y a lieu de croire qu’il est un humaniste pratiquant de premier rang. En ancien et expérimenté fonctionnaire, il a croisé et découvert, un jour sur son chemin, la « bourgeoisie » qui ne l’a pas entraîné dans l’obscurantisme. Fort de son caractère solidaire et de discipline de bons sentiments. Il en fait parfaitement bon usage et sait bien distinguer, interpréter et dénoncer, à travers le monde, en Afrique et au Sénégal natal, les symboles, les caractéristiques et les traits notables de la pauvreté et de  la misère : deux grandes conséquences de l’égoïsme humain qu’il combat et dont il contribue à son éradication à chaque occasion de sa vie.

En dépit de tout ce qu’il pouvait obtenir de son pouvoir de double décennie à la tête du Sénégal, « Adi » vit modestement avec son épouse Élisabeth. Comme il sait que, dans un monde où la pauvreté et la misère font la règle et la « bourgeoisie », l’exception, il vaut mieux de ne pas trop s’éloigner du seuil de la vie moyenne. Tenez, le samedi de l’avent 2013, « Adi » avait célébré ses 50 ans de mariage avec Elisabeth dans la grande simplicité et discrétion. En marge de ses noces d’or, il avait fait le déplacement pour la résidence de sa fille où il avait reçu ses invités, les membres de sa famille, ses amis et ses proches dont l’actuel président du Sénégal, Macky Sall. Pas de folles dépenses. Pas d’extravagance. Pas d’exhibitionnisme. Des réjouissances aussi tranquilles qu’en Île de Gorée. « Adi » est effectivement un contre-modèle en matière de tambourinage et gaspillage publics. Un très bel exemple pour la jeunesse de l’Afrique et du monde. Sacré « Adi » !

Tout compte fait, Son Excellence « Adi » se révèle aujourd’hui un des plus grands hauts fonctionnaires du monde !

Léopold Sedar Senghor : source d’inspiration d’Abdou Diouf

Incontestablement, « Adi » est parmi les fidèles et héritiers de l’école Senghor. Ce dernier est sujet d’un destin constamment éclairé et chaleureusement partagé à travers le continent noir et le monde averti. Ses précieux mémoires sur la négritude, l’identité africaine et l’ouverture à la civilisation de l’universel, sa sensibilité sur la situation de la femme, son exceptionnel génie poétique, sa lutte pour la promotion de la démocratie et l’alternance politique ont certainement accompagné son esprit créateur vers le développement d’un grand espace d’échanges multiculturels et politique : la Francophonie. Par ailleurs, réalisant le ravage culturel dont était victime l’Afrique coloniale, partant de la race, Senghor avait déployé de grands efforts sous le label de la négritude. Au nom de ce concept revendicateur, il avait promu et proposé aux autres peuples du monde les valeurs culturelles de l’Afrique Noire, tout en contribuant à l’élimination progressive de toute idée de l’infériorité de race et de civilisation : la négritude étant affirmation de soi. Ainsi, sans lecture avisée ou compréhension éclairée de la négritude, il n’y aurait pas de possibilité de compilation des valeurs positives par l’Afrique. La négritude constitue, en effet, un capital indispensable pour toute génération adhérant à la logique de la globalisation, à l’affirmation collective de toutes les nations du monde.

De la place, du rôle, des capacités irremplaçables de la femme dans les collectivités africaines, Senghor a réalisé une représentation infinie de celle-ci. A travers son inestimable œuvre, le poète président n’avait jamais oublié d’évoquer la générosité, la patience et l’hospitalité légendaire de la femme. Il avait cru fermement que la femme, incarnation  de la beauté humaine, n’est pas aussi prisonnière de la race, mais dispose particulièrement  d’un cœur plein d’amour et d’un sens élevé de partage.

Senghor avait connu tous les moments d’honneur et de gloire, mais aussi les vicissitudes de la lutte pour la dignité africaine, la liberté et l’indépendance, lutte encore pour l’accomplissement d’une civilisation de l’universel fondée sur le principe « du donner et du recevoir », lutte de nouveau pour la construction et le développement d’une Afrique brutalement décolonisée, en proie à des dictatures déshumanisantes, en mal de démocratie et d’alternance politique. Son retrait spontané du pouvoir le 1er janvier 1981, après trois réélections successives et quasi unanimes en 1963, 1968, 1973 et en 1978 avec 82% des voix restera une leçon d’alternance politique mémorable pour l’élite africaine.

Premier agrégé africain de grammaire, militant et pionnier de la négritude, leader politique, député et secrétaire d’Etat français, premier président de la République du Sénégal, premier africain à l’Académie française, Senghor aura affronté courageusement les grands problèmes de la vie sociopolitique contemporaine. Demeuré jeune jusqu’à sa mort à l’âge de 95 ans, Senghor a incontestablement marqué notre temps et passe pour un modèle du dynamisme pour les jeunes d’aujourd’hui.

De Léopold Sedar Senghor à Abdou Diouf, une lecture minutieuse de leurs parcours indique qu’il est possible de développer dans le contexte africain et dans le monde entier, un leadership humaniste et éclairé qui place l’homme au-dessus de toutes les considérations mercantilistes où les droits de l’homme ne sont pas un simple discours ; mais aussi la vie politique sert réellement les intérêts des communautés. Une autre leçon du parcours élogieux de « Adi », c’est de croire qu’il y a toujours une vie « politique » après la vie politique active. Après Sénégal, « Adi » plus que jamais aura marqué les cœurs et les esprits au-delà des frontières sénégalaises. C’est un modèle à suivre…     


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